Mon rapport avec les bébés.

Actuellement, j’ai 23 ans. J’ai passé ma vie à l’école et je suis en passe de terminer mon Master 2. Le plus merveilleux des Hommes, lui, a 25 ans. Il a eu le courage de reprendre ses études et est également sur le point de les terminer. Après cela, il faudra que nous trouvions, tous les deux, un travail correspondant à nos formations et enfin un chez-nous qui va peut être nous contraindre à déménager… loin. Les quelques mois à venir voire l’année qui va suivre s’annoncent chargés et déjà suffisamment effrayants. En plus de tout cela, les bébés ont envahi ma vie.

BebeC’est simple, en ce moment, j’en vois partout : copines, anciennes collègues, amies ou famille d’amies. Les bébés débarquent par dizaines autour de moi et là, ça devient dur. En effet, voir toutes ces mignonnes petites bouilles, je ne peux pas dire le contraire, ça crée l’envie. Je sais que Chéri-Lou est prêt mais moi, assurément, non. Que se serait une drôle d’idée de faire venir une petite crevette alors qu’on a tous les deux du retourner chez nos parents et que notre avenir est loin d’être tracé! Et pourtant, ça crée l’envie.
Mais malgré cette envie, je veux profiter de notre jeunesse. Je veux que l’on voyage, que l’on découvre des paysages, que l’on fasse de nouvelles rencontres, que l’on ait de nouvelles expériences. Je veux que l’on puisse profiter l’un de l’autre en toute innocence, simplement passer l’un à côté de l’autre les jours dans un train train rassurant et confortable. Je veux aussi qu’on se stabilise financièrement aussi. Car là, c’est un peu la zone de turbulence pour ma part. A la différence de Chéri-Lou, j’ai toujours connu les bancs de la fac. J’ai donc envie, une fois que tout ça sera terminé, de profiter un peu de la vie. D’avancer professionnellement un petit peu. De faire ce qui me plait, ce que je veux, ce que j’ai envie sans être contrainte par quelque chose (comprendre, en l’état actuel des choses, les cours à réviser). Mais malgré tout ça, je ne peux pas le nier, ça crée l’envie.

Ca crée l’envie car se serait le plus beau symbole de notre amour, car ça serait la plus belle chose que je pourrais offrir à Chéri-Lou qui attend cela depuis si longtemps. Pourtant, j’ai peur à l’idée de voir un petit bout entrer dans notre vie. Peur tout d’abord de ne pas réussir à m’en sortir, de ne pas réussir à lui offrir tout ce dont il aurait besoin. Peur aussi, il ne faut pas se le cacher, de voir mon corps changer. Peur qu’il ait quelque chose qui ne va pas. Peur aussi tout simplement de ne pas réussir à tomber enceinte. Il ne faut pas se leurrer, ça n’arrive pas qu’aux autres. C’est une possibilité à prendre en compte. Peur d’avoir mal. Peur d’avoir excessivement peur pour ce futur petit être.. Bref, tout un mélange de sentiments… Et c’est ça qui me fait me dire que non, définitivement, je ne suis pas prête. Pourtant… ça crée l’envie.

J’ai peur aussi de changer. J’ai l’impression que pour certaines, une fois qu’elles ont mis au monde leur enfant, les problèmes des Autres (comprendre, les sans-enfants) n’ont aucun intérêt. Se sont juste des futilités de la vie sur lesquelles il n’est même pas nécessaire de s’arrêter. Alors que le fait que leur nouveau-né ait perdu sa chaussette est une véritable catastrophe. Fort heureusement, j’ai autour de moi des mamans pour qui les Autres ont encore un intérêt et donc je me dis que tout n’est pas perdu :) Mais si, moi aussi, je devenais comme ça!?

Et puis j’ai peur aussi qu’on fasse entrer un petit être dans un monde de cinglés. On lit et on voit tellement d’horreurs au quotidien que souvent je me demande l’avenir que l’on prépare à nos enfants. Est-ce raisonnable de faire venir au monde un enfant, alors que la société part en sucette total?!
Mais je sais aussi que ce futur enfant ne manquera pas d’amour. Que ses futurs-parents l’aimeront, c’est certain. Son futur papa envisage déjà de l’inscrire à un sport de combat pour qu’il apprenne à se défendre, surtout si c’est une fille. Même si elle n’évoque pas beaucoup cette réalité, sa future grand mère maternelle est impatiente de lui tricoter de la layette. Il ne manquera pas de tontons et de tatas (que se soit de coeur ou de sang). Mais j’ai peur.
Laissons nous encore un petit peu de temps. Mais, il n’y a pas de doute, ça crée l’envie!

Et l’hygiène dans tout ça?!

hygiene kikoCrédit photo : http://www.orserie.fr/beaute-bien-etre/article/enfin-un-kiko-par-chez-moi-1475

Alors attention, avant toute chose je ne stigmatise absolument pas une marque dans cet article mais je vous fais plutôt part d’un comportement que j’ai pu rencontrer de trop nombreuses fois.

Vous commencez peut être à connaitre mon amour pour la marque Kiko. Je suis fane de leurs ombres à paupières, de leurs vernis, de leurs rouges à lèvre… Bref, j’adore cette marque. Avant hier j’avais 2h à tuer avec de prendre mon train (qui a finalement été purement et simplement supprimé m’enfin bref) et je me suis tout naturellement retrouvée chez Kiko pour m’occuper. C’est là que j’ai vu, pour la centième fois, les gestes qui me glacent le sang.

Je vous plante le décor. Comme toujours, chez Kiko, on retrouve les petites minettes émerveillées devant toutes les couleurs et qui en profitent pour tout swatcher. Ca m’agace le plus souvent car elles se plantent, à cinq, devant le rayon des vernis ou des ombres et il est quasiment impossible d’avoir accès à n’importe quel produit. Elles forment une barrière infranchissable. M’enfin, si encore ce n’était que ça… Pour celles qui ne connaissent pas l’organisation des magasins Kiko, il faut savoir que vous trouverez, dans un coin, une espèce de bar avec des grands miroirs. Ca permet de s’admirer mais, ça permet également à ces minettes d’appliquer, directement sur leur peau, les produits des testeurs. C’est ainsi qu’il y a 2 jours j’ai pu voir une jeune fille s’appliquer du mascara volume directement à partir de la brosse du testeur ou une ado mettre du gloss framboise sur les lèvres de sa copine, là encore, à partir du testeur. Et très honnêtement, à chaque fois que je vois ça, je déraille complètement. J’ai envie de leur retirer l’objet du crime des mains et leur faire une morale sur les règles élémentaires d’hygiène mais je me retiens me disant que, finalement, ce n’est pas mes affaires tout ça.
J’étais très étonnée de voir ce manège régulier et de ne jamais voir les vendeuses expliquer aux jeunes filles que ça ne se faisait pas. Et puis un jour je suis tombée sur une nouvelle scène d’horreur puisque cette fois là j’ai pu voir une vendeuse donner à une cliente d’une quarantaine d’années un rouge à lèvre à essayer directement sur ces lèvres. Et là, je reste pantoise (expression bannie de notre vocabulaire depuis les années 50).

hygiene rouge a levreComment peut-on, en tant que cliente, avoir un tel réflexe? Est-ce que le fait de m’intéresser de près au cosmétique fait de moi quelqu’un de plus exigeant je ne sais pas mais quand même!!!! Les conjonctivites, les herpès etc, ça se transmet déjà suffisamment facilement, ce n’est peut être pas nécessaire de se jeter tête la première dans un nid à microbes?! L’image va peut être vous sembler grosse mais est-ce que ces jeunes filles utiliseraient un rouge à lèvre trouvé ouvert dans les toilettes publiques?! Honnêtement j’espère que non mais les voir essayer sur leur peau les produits comme ça me fait penser que, peut être, je me trompe.
J’ai malgré tout bien rigolé pendant ma dernière visite en écoutant un groupe de nénettes. Une voulait absolument que sa copine essaye un rouge à lèvre, cette dernière étant très retissante à l’idée de poser sur ses lèvres un tel produit (Yes! Tout n’est pas perdu). C’est l’argument de la première qui m’a fait sourire : « non mais regarde la forme du raisin. Tu vois, là il est bien droit, c’est qu’il est neuf, qu’il n’a jamais été essayé »… LAWL. Quand un raisin ne mesure plus qu’un petit centimètre, c’est un signe très sérieux que SI, ce rouge à lèvre a été essayé et plutôt même deux fois qu’une.

Cependant, je ne blâme pas Kiko dans l’histoire ayant déjà vu des scènes similaires dans des Séphora et notamment ayant été confronté à une Séphorette qui m’a appliqué un rouge à lèvre, aussi beau soit-il, non pas à partir du raisin mais à partir d’un pinceau non désinfecté dont les poils étaient presque collés tellement il était dégueu. Je peux vous dire qu’en quittant le magasin j’ai tout retiré illico et que j’ai été très attentive à toute éventuelle apparition de marque autour de mes lèvres dans les jours à venir. Heureusement pour moi, rien n’est venu.

hygiene mascaraBref, tout ça pour dire que se rendre en magasin est indispensable pour pouvoir juger de la réelle couleur d’un produit, de sa qualité, de sa texture etc mais, par pitié, arrêtez de vous appliquer directement les testeurs à même la peau. De la même manière, si une maquilleuse veut vous faire essayer un produit sans le désinfecter au préalable ou sans utiliser des pinceaux, propres bien entendus, refusez. Les risques sont grands et pour se débarrasser d’une éventuelle infection, vous risquez d’avoir des difficultés. Je pense que la prochaine fois, j’interviens. Au risque de me faire renvoyer balader, j’aurai au moins eu l’impression de sauver une vie :)

Et vous les filles avez vous déjà vu ce genre de scène?
A très vite.

Réflexion du jour – La pilule de troisième et quatrième génération plus remboursée

FRA:  pilules contraceptivesVous avez peut être réussi à choper au vol l’actualité du moment qui nous concerne plus ou moins toute : le non remboursement de la pilule de troisième et quatrième génération. Initialement prévu pour septembre 2013, il est avancé à mars 2013 et je ne vous cache pas que cette annonce me scandalise quelque peu.
Pour faire simple, qu’est-ce qui diffère entre ces pilules et celles de première et deuxième génération? Les dernières générations sont moins dosées que les autres, ce qui a pour conséquence de diminuer les effets secondaires liés à la prise de la pilule comme une prise de poids ou de l’acné. Mais, pour compenser cela, les pilules de dernières générations contiennent un autre composé qui aurait pour conséquence d’augmenter les risques de caillots dans le sang responsables des AVC. C’est une version très simplifiée de l’explication mais vous trouverez un article très complet ici. Tout à commencé suite aux dépôts de plainte de jeunes femmes victimes d’AVC suite à la prise de leur pilule. Leur volonté était d’informer les femmes des risques qu’elles encouraient en utilisant ce moyen contraceptif.
A la lecture de l’article que je vous ai posté plus haut vous comprendrez qu’en effet, les risques sont réels mais qu’il ne faut pas pour autant bannir la pilule car il existe également des risques avec celles de première et deuxième générations et qu’il existe également des risques en cas de grossesse. Et donc c’est à partir de là que je m’interroge.

Je salue ces femmes qui ont porté plainte pour informer l’opinion publique mais il y a quelque chose que je ne comprends pas. Si ces pilules sont réellement dangereuses pour la santé, pourquoi ne pas procéder à leur interdiction pure et simple? Pourquoi continuer à les vendre alors? Fait d’autant plus idiot, si j’ai bien compris, les mineurs elles pourront bénéficier de ces pilules gratuitement. Donc la pilule est dangereuse pour la femme adulte mais pas pour la mineure? Il n’y a pas comme quelque chose d’illogique?
Je suis embêtée par le non remboursement car j’ai changé il y a deux mois pour une pilule de troisième génération. Je ne supportais plus celle que j’avais avant qui était plus ancienne qui me donnait des douleurs insupportables aux reins à chaque début de cycle. Quel soulagement ça a été quand j’ai constaté qu’avec la nouvelle mes douleurs s’étaient envolées. Mais apparemment, envolées pour revenir rapidement.
De plus, il est prévu que l’IVG soit maintenant pris en charge à 100%. Cette mesure est très intéressante car avec l’obligation qui va nous être faite de payer nos pilules pour les femmes ne supportant pas les pilules trop dosées, il risque d’y avoir un détournement certain de ce mode de contraception. Dans cette période de difficulté financière, de crise, de chômage, je ne sais pas si toutes les femmes décideront de payer leur pilule.

Enfin il y a quelque chose qui me choque profondément. Pour justifier, dans les journaux télé dont on connait tous les sérieux, cet arrêt de remboursement, on a avancé le fait que la pilule contraceptive était « un médicament de confort ». Et alors là je ne sais pas pourquoi ça en particulier mais ça me fait sauter au plafond. Je trouve que c’est une telle régression, un tel retour en arrière. Certes, les femmes ne sont pas obligée de prendre la pilule qui ne guérit pas d’une malade quelconque mais la conjoncture actuelle fait qu’il est important voire même indispensable pour une femme ou pour un couple de pouvoir avoir un certain contrôle sur la mise au monde d’un enfant (déjà que même avec la pilule un petit bout peut pointer son nez…). La question ici n’est pas de faire un débat sur le preservatif. Je ne parle pas des jeunes qui enchainent les soirées mais bien des couples installés.
Comme je le disais plus haut, en ne prenant plus la pilule il y a un risque d’avoir une augmentation du nombre d’IVG. Si la pilule n’est plus remboursée car dangereuse, qu’en est-il d’une intervention telle que l’IVG? Qu’en est-il également des conséquence psychologiques d’une telle intervention sur les jeunes femmes? D’autant plus que, sans juger aucunement, dans un milieu défavorisé, le choix sera vite fait de choisir entre une pilule contraceptive, payante, et un avortement, gratuit. Je trouve que c’est prendre tellement de risques…
Dans le genre médicament de confort, l’aspirine ne devrait plus être remboursé mais ceux qui souffrent de migraines régulières vous diront que ce médicament est indispensable pour eux dans la vie de tous les jours. J’estime que dans mon cas la pilule m’est indispensable également. Elle me permet de ne pas subir une hémorragie trop importante tous les mois, d’anticiper l’attirails nécessaire pour tenir la journée sans trop de déconfort. Chacune y trouvera son intérêt avec la pilule et la qualifier de médicament de confort, je trouve ça quelque peu intolérable. Car à ce moment là, en poussant à l’extrême, se soigner pour un rhume est du confort, ça peut passer tout seul. Ou encore dans la majorité des cas les enfants ont recours à un traitement orthodontie seulement pour une raison esthétique et pour autant cela est pris en charge. N’est-ce pas, là aussi, du confort? Est-il plus embêtant d’avoir les dents de travers que de faire naître un enfant sans aucune possibilité financière de s’en occuper ou sans aucune perspective d’avenir?

Je reste perplexe. C’est un sujet complexe. Je respecte le point de vu de ceux qui pensent que le remboursement n’est pas justifié mais je ne le comprends pas bien. Une fois encore, s’il n’y a plus de remboursement pour cause de dangerosité, autant retirer le produit du circuit. Quoiqu’il en soit ne nous inquiétons pas trop, les laboratoires ne prendront pas le risque de perdre ce marché et réussiront à nous mettre en place une pilule moins dangereuse (car il n’est pas possible de dire « pas dangereuse »).

Dernier article sur la question : La ministre de la santé se veut rassurante.

Réflexion du jour – L’amitié, où comment j’ai décidé de me protéger

ami

Quand j’étais au collège, j’avais un but inavouable : avoir le plus d’amis possible. J’étais fière d’avoir ma bande de copains, on était nombreux, on était soudés (enfin je le croyais) et je me disais qu’en cas de problèmes, ils seraient toujours la pour moi… Comme dit Norman : FAUX!
Qu’est ce qu’on peut être naïf à cet âge. Au fur et à mesure des années, pour un oui ou pour un non j’ai vu ceux que je pensais être mes amis de plus ou moins longue date s’éloigner de moi pour des raisons plus ou moins valables. C’est surtout le fait de prendre des chemins de vie différents de part nos études qui nous ont beaucoup éloigné les uns des autres. C’est toujours avec plaisir que je croise mes copines de primaire mais ce n’est plus pareil, bien évidemment.
J’ai cependant deux amies qui sont très chères à mon coeur, qui sont incroyables. Elles ne se connaissent pas, elles sont très différentes l’une de l’autre mais je les adore énormément et sans elles ça ne serait plus pareil. Même si on n’est pas toujours fourré ensemble, je sais que je peux compter sur elles et qu’il suffit d’un coup de téléphone ou d’un texto pour redonner du peps ou pour délirer pendant des heures. Même si parfois il y a pu y avoir des accrochages, elles restent présentes et elles sont les meilleures.

M et Moi-1Il y a tout d’abord M, que j’ai rencontré au collège. Au début je ne pouvais pas la supporter pensant qu’elle voulait me piquer mes copines (hum hum) et 9 ans plus tard c’est la seule avec qui j’ai toujours de vrais contacts. Elle est douce, calme, posée et c’est une sacré pépette avec un sacré caractère. On se voit peu mais elle est la.

A et Moi-2

Et puis il y a A. Cette boule d’énergie je l’ai rencontré il y a peu, quand Chéri Lou est entré dans la vie professionnelle. Au début elle me faisait peur et maintenant elle est indispensable. Elle me fait toujours rire, elle est forte, c’est une super maman, c’est un bout de femme incroyable.

Comme on ne sait jamais se contenter de ce qu’on a et qu’on veut encore plus, j’ai fait une rencontre que je pensais être une belle rencontre qui laissait présager une belle amitié, mais ça a malheureusement vite virer au drame pour une broutille. Depuis ce moment là, je me méfie, je reste méfiante et ai pris la décision de ne plus me lancer à corps perdu dans des relations amicales. Ca peut me donner une image de sauvage mais j’ai trop souffert de l’éloignement de personnes qui comptaient et en qui j’avais fondé beaucoup d’espoir. Je suis fille unique et je crois que ça fait de moi quelqu’un qui en attend trop en amitié et indubitablement, je suis déçue, blessée. Mais attention, je ne dis pas que je suis une amie parfaite. Il m’arrive d’oublier des fêtes, des anniversaires, de ne pas répondre à des messages, de louper des coups de téléphone ou de blesser sans le vouloir.
Ayant trop souffert de ma dernière rupture amicale, je me suis dit qu’aujourd’hui s’en était trop. Que je ne voulais pas porter indéfiniment cette casquette de la fille responsable de tout nos malheurs. Il serait trop difficile et surtout inutile de vous expliquer le pourquoi de cette dernière rupture (quoique ça fera peut être l’objet d’un nouvel article pour avoir vos lumières) mais j’ai pris la décision de faire une pause amicale. Bien sur je ne veux pas me fermer aux rencontres et grâce au blog j’en fais de merveilleuses (notamment ma petite Julie avec qui je partage en plus la galère de la vie d’étudiante en M2) mais j’ai peur. Peur de m’engager une nouvelle fois et d’en pâtir.

Donc si j’avais une résolution pour cette nouvelle année qui approche, ça serait de me consacrer à mes amis actuels et de ne pas chercher à collectionner les contacts tels des trophées pour donner l’impression que je suis populaire, aimée… Après tout ce qui compte ce n’est pas le nombre d’amis qu’on a dans son répertoire mais la qualité de la relation. Je sais, ça fait très cliché dit comme ça mais c’est ma conviction profonde à l’heure d’aujourd’hui.
Je prends également la décision de ne plus me laisser faire et de ne pas hésiter à manifester mon mécontentement quand quelque chose ne me plait pas. Trop gentille de nature, on m’a souvent rendu responsable des malheurs de personnes que je pensais être mes amis et ça je ne le supporte plus. Que chacun prenne sa part de responsabilité et qu’on ne m’accable pas de tous les tords.
Mais je prends aussi la décision de ne plus m’emballer, de laisser le temps au temps et de ne pas penser trop rapidement qu’une rencontre agréable et sympa aboutira à une relation de longue date. Des gens rentrent et sortent de notre vie tous les jours et il faut se faire à l’idée que certaines personnes ne croiseront plus notre chemin. S’il y a un proverbe auquel j’accorde de l’importance c’est : « Prompte amitié, repentir assuré. » Je me suis rendue compte que les relations dans lesquelles on s’engageait trop vite avait une fâcheuse tendance à se terminer tout aussi vite dans beaucoup de disputes, de mots durs et de dégâts collatéraux. En amitié comme dans tout autre domaine il est donc important de prendre son temps. Prendre son temps pour découvrir et connaître les gens. Prendre son temps pour créer une complicité et un vrai lien. Mais aussi prendre son temps pour se confier car, en cas de disputes, je me suis également rendue compte que les gens avaient tendance à reprendre vos confessions pour vous le rebalancer à la tête comme des couteaux en plein coeur.

Donc aujourd’hui, c’est décidé, je prends la décision de me protéger sans me fermer aux autres pour autant. De profiter des gens que j’ai autour de moi et surtout de ne plus me faire bouffer par les autres. Je prends également la décision de ne pas trop m’ouvrir, de ne pas trop me confier et de garder des choses pour moi (c’est difficile pour moi de tourner ma langue 7 fois dans ma bouche avant de parler). Au risque de paraitre intransigeante, fini de laisser x chances aux gens quand ils commettent des boulettes grosses comme eux. Ras le bol d’être la gentille copine qui dit oui à tout et qui essaye d’arranger pour faire plaisir au plus grand nombre. Si j’ai à dire merde, je le dirais avec tout ce que cela implique et si les gens se vexent, c’est qu’il leur fallait bien peu pour s’éloigner de moi.
En bref, je m’affirme, je grandis et ça fait peur.

Réflexion du jour – Les cadeaux de Noël

sapin-de-noel-cadeaux

ça ne vous a pas échappé, Noël est à nos portes (oui je fais dans la blogueuse d’actualités fraiches, vous me remercierez un jour). Et qui dit Noël, dit cadeaux (oui oui dans la news). Et qui dit cadeaux dit, parfois, casse-tête et cette année je n’ai jamais eu autant de mal avec mes cadeaux.
À ma décharge je n’ai pas eu de temps. Je suis soit dans le train, soit à la fac, soit entrain de travailler sur des projets à présenter. Et puis, cette année, j’ai eu énormément de difficultés à trouver des cadeaux pour les gens que j’aime et, en discutant avec des compagnons d’infortune (cf à la fac) je me suis rendue compte que je n’étais pas seule et j’ai voulu partager ça avec vous.

Qu’est-ce qu’un cadeau de Noël ? Pour moi c’est quelque chose que l’on a envie d’offrir à une personne que l’on aime en tenant compte de ses goûts. Mais pour moi ça ne doit pas être synonyme de galère, de course à la montre et d’angoisse. Mais cette année, ça a été tout ça à la fois. J’ai l’impression que le Noël de 2012 ne se déroule pas dans la même ambiance que les Noël des années précédentes. Plus commercial, ce Noël me semble bizarre. Je ne saurais pas comment l’expliquer mais ce Noël me semble moins festif, moins joyeux. Je ne me sens vraiment pas dans l’ambiance féérique que j’ai connu les années d’avant. Peut-être que l’importance de cette année scolaire me fait me détacher de tout cela…
Quoiqu’il en soit les cadeaux de Noël cette année ont été une vraie galère. J’ai voulu faire preuve d’originalité, tenir compte des préférences, des envies et des besoins de tous mais il n’y a rien à faire, j’ai un sentiment un petit peu d’inachevé.

Argent
J’ai couru après les couples pour qu’on me donne des idées de cadeaux mais rien à faire, ça n’a pas collé. Soit ce que je proposais ne plaisait pas, soit ce qu’on me proposait ne correspondait pas à mon portefeuille serré d’étudiante fauchée comme les blés. C’est ce côté qui me dérange dans ce Noël 2012 : l’argent. Étant étudiante sans revenu, mes cadeaux de Noël sont faits avec mes économies de l’année et je trouve très frustrant de ne pas pouvoir répondre aux besoins des gens que j’aime à cause d’un trou bancaire. Pourtant je l’ai anticipé sur 2-3 mois ce Noël mais rien à faire, ça s’échappe très vite ces petits billets… Mais j’ai aussi l’impression que, parfois, dans leurs envies, notre entourage ne prend pas vraiment en compte nos difficultés financières et ça, ça me frustre d’autant plus et ça me fais culpabiliser de savoir que je vais recevoir quelque chose sans pouvoir donner autant en échange.

Je trouve qu’il est toujours difficile de savoir à qui on doit faire des cadeaux. Faire un cadeau n’est pas une obligation. Le principe veut que l’on offre un cadeau à qui on veut mais, soyons honnête, il y a des personnes à qui on ne peut pas ne pas faire de cadeau. Et là une question se pose : jusqu’à qui dans nos relations, devons nous faire des cadeaux ? Famille proche, famille plus large, compagnon de la famille, amis… Si je venait de gagner à l’Euro Millions ça ne serait pas difficile, j’offrirais des cadeaux à tout le monde mais j’ai le regret de vous annoncer que ce n’est pas moi qui ai décroché le gros lot… Je suis donc frustrée. Frustrée de ne pas pouvoir offrir ce que je veux à qui je veux, de ne pas offrir aux gens proches de moi ce qu’ils souhaitent. Mais je suis également frustrée de voir que ma situation financière difficile du moment n’est pas non plus pris en considération par les gens que j’aime.
Quand on me passe une commande d’un « produit de luxe » j’essaye de trouver une alternative plus abordable financièrement pour moi mais je sais que ça provoquera des déceptions. Donc que faut-il faire ? Offrir une alternative moins chère en prenant le risque de décevoir ? Offrir le « produit de luxe » en sachant pertinemment que j’aurai du mal à me remettre sur les rails ? Demander des solutions alternatives ? Pour cette année, j’ai donc décidé de faire au mieux en prenant des alternatives moins chère au risque de causer des déceptions. Mais pour certains je me suis dit qu’il faudra attendre un petit peu pour essayer de trouver pendant les soldes.

En bref, cette année ce n’est pas évident. J’ai essayé de faire au mieux et j’espère qu’il y aura quand même des contents au pied du sapin. Je suis impatiente de gagner ma vie pour pouvoir gâter ceux que j’aime, ils le méritent !

Joyeuses fêtes les filles!

Joyeux Noel

Réflexion du jour – Et moi je suis quoi dans tout ça?

Vendredi 26 octobre, à ma plus grand surprise, j’ai fait la Une sur Hellocoton avec mon avant dernier article. Mais pas la petite Une, la mega grosse une, la Une de la Une dans la catégorie Humeur.
Mon blog, ça fait un petit peu de temps déjà que je le tiens, de façon plus ou moins assidue. Je m’amuse à rédiger des articles, à prendre des photos, à écrire de façon à donner envie mas, il faut bien l’avouer, ça ne décollait pas beaucoup. Mais suite à cette fameuse Une, plus de 1000 d’entre vous sont passés sur mes pages. Et je ne vous le cache pas, ça m’a fait un choc, ça m’a étonné.
Comment 1000 personnes pouvaient avoir envie de lire MON article, comment 1000 personnes pouvaient être intéressées par mes mots mes idées?! Je vous le dis honnêtement, j’étais presque mal à l’aise de savoir qu’autant de personnes étaient passées par là à me lire. Mais, après tout, faire un blog pour n’être lu que de la famille (la mienne ne passant même pas sur ces pages), ce n’est quand même pas le rêve ultime. J’ai alors adoré nos confrontations d’idées, nos échanges constructifs et j’ai été ravi de lire tout vos commentaires. Quel bonheur ça a été d’échanger avec vous!

Seulement voilà, ça m’amène à un nouveau questionnement : je suis quoi, moi, sur la blogosphère? Quelle est ma place? Quel genre de bloggeuse je suis?

Source photo : http://www.madmoizelle.com/tendance-flower-3752

Jusqu’à maintenant, parlant make-up et produits beauté, je m’étais classée dans la catégorie « bloggeuse beauté ». J’aime la mode, mais je n’ai pas vraiment un look vestimentaire super OUAH!! donc la catégorie « bloggeuse mode » n’était vraiment pas pour moi. Je bave devant les idées de nos copines modeuse et quand j’imagine leur penderie, je défaille, mais chez moi, pas de grande révolution fringues.

Source photo : http://www.elle.fr/Beaute/Tests-et-quiz/Tests/Beaute-jusqu-ou-etes-vous-prete-a-aller-pour-plaire

Passionnée de beauté, de produits cosméto, de maquillage je me suis donc dit : toi, ma petite, t’es une bloggeuse beauté. Seulement, je suis loin de maîtriser les gestes techniques et, là aussi, quand je vois ce que certaines peuvent nous faire, je m’évanouis (oui je suis une fille émotive, il ne faut pas jouer avec mon petit coeur).

Source photo : http://mysteres.du.monde.online.fr/index.phpoption=com_content&view=article&id=105&Itemid=85

Mon truc à moi, c’est l’écriture. Je m’interroge beaucoup, je griffone toujours à droite à gauche des petites phrases. J’observe beaucoup. Et parfois, une tonne d’idée me passent par la tête. J’avais jusque là envie de les partager avec vous sans oser (peur du jugement? des commentaires négatifs ou hargneux?). Je me disais que si mes articles beauté, sur un blog beauté, n’attiraient pas grand monde, un article étalage de questions, dans un blog beauté, n’attirerait personne. Et bien BINGO, je me suis plantée!
Donc voilà où j’en suis : je suis quoi moi? Une bloggeuse beauté ou une bloggeuse à humeur, une bloggeuse qui écrit sur tout et sur rien (catégorie HC). Parce que c’est vrai que quand je présente un produit, comme un fond de teint par exemple, difficile de partir sur un débat philosophique (quoiqu’on pourrait : le fond de teint, simple élément de maquillage ou vrai bouclier contre la dureté de la vie…?). Bref, je m’égare, mais fichtre, je suis quoi moi?
Est-ce compatible d’être une bloggeuse à blabla et une bloggeuse beauté : je dis assurément OUI. Aimer les cosmétiques ne fait pas de nous des écervelées sans aucun libre arbitre. Mais est-ce qu’un public qui lie des articles beauté sera aussi intéressé par des articles du genre je me pose plein de questions? Faut-il envisager de se séparer pour ne pas saouler son lectorat? Merde les filles, vous me foutez dans une drôle de position en ayant aimé mon précédent billet :)

À l’heure actuelle je vais partir d’un postulat : je suis une fille courageuse (la bonne blague)! Je vais accepter d’être une fille passionnée de make-up qui a l’esprit complètement perturbé. Je me dis qu’après tout, ce n’est pas si antinomique. Je vais donc laisser libre cours à mes observations, vous saouler avec trois pages de questions et me vider la tête. C’est peut être de ça dont j’ai besoin en ce moment, laisser libre cours à mon esprit.
Vous allez me prendre pour une folle mais en tapant, là, j’ai le coeur qui se serre et les yeux qui piquent. Je ne pleurerais pas mais il s’en faudra de peu. Donc je m’ouvre : BOUAH c’est dur, je dis ce que j’ai à dire : BOUAH2 c’est super dur, et j’attends vos retour, positifs comme négatifs : BOUAH c’est super stressant! À côté de ça, encore et toujours les articles beauté, faudrait voir à pas perdre les bonnes vieilles habitudes :)

Bref, au milieu de tout ça, un énorme MERCI à toutes pour vos visites, vos commentaires que se soit ici ou sur Hellocoton. Je vous souhaite une magnifique journée et vous dis à très vite sur ces pages pour de nouvelles aventures mes cotons.

Réflexion du jour – La mode chez les plus jeunes

Depuis Septembre, je prends le TER tous les matins pour me rendre à la fac, depuis Septembre, je vois des lycéennes venues des petites villes aux alentours de la mienne descendre de ce TER pour aller au lycée, et depuis Septembre, je m’interroge. Le temps du lycée a-t-il tant changé que ça?

AFP/JEAN-PIERRE MULLER – Façade du lycée Henri IV, à Paris.

Il n’y a pas si longtemps que ça, je passais mon Bac, bon, ok, 6 ans… Et je me rappelle comment se déroulaient mes journées au lycée. J’avais un classeur ou un cahier par matière et souvent des bouquins lourds pour chaque cours, une trousse (chargée), une calculatrice et une ou deux fois par semaine je devais me trimballer un sac de sport (YOUHOU!!!).
C’était encombrant, c’était lourd et ça m’imposait d’opter pour des sacs pas très mode mais indispensables pour tout transporter : le fameux sac Eastpak. J’en ai eu un seul au cours de ma scolarité et j’en étais folle amoureuse. C’était increvable ces machins là!

Je me souviens aussi qu’au lycée je courrais partout, après un salle de cours parce que j’étais en retard, après un bus parce que j’avais loupé les cinq premiers à force de traîner à la fin de la journée… Bref j’étais toujours à la bourre, c’était la course. Pour supporter de telles journées, sans aucun doute, les chaussures plates étaient mon meilleur allier.

Seulement voilà, sans aucun doute, les choses ont changé aujourd’hui et je le remarque vraiment en voyant descendre les lycéennes de mon TER. Superbement lookées, elles me donnent des complexes quand je monte avec mon jeans et mon pull col en V tout simple. Elles font attention aux moindres détails jusqu’aux boucles d’oreilles que j’oublie pour ma part quatre matins sur cinq. Elles ont des chaussures plus hautes que celles que j’ose porter en soirée et des pantalons plus serrés qu’un collant. Mais ce qui m’intrigue le plus, se sont leurs sacs (oui ça c’est mon côté psychopathe du sac à main).
Même à l’heure actuelle, à la fac, je suis obligée de prendre un sac relativement « grand » pour pouvoir caser ce dont j’ai besoin pour ma journée : ordinateur, chemise carton, bloc note, trousse, bouteille d’eau, calculatrice (et oui, encore ..), boite déjeuner et, de temps en temps, un manuel ou un Code. Mais quand je vois les lycéennes, ce ne sont pas des sacs de cours mais de vrais sacs à mains qu’elles ont. Le genre de sac que je prendrais pour aller en ville faire du shopping.

Oui c’est à ça que je ressemble quand je réfléchis. ça donne envie :)

Et donc là je m’interroge : comment font-elles ? Pour ma part, au lycée, je prévoyais souvent un cours que je pourrais réviser en cas de perm imprévue. Mais dans un sac de la taille d’un sac à main, comment faire pour mettre tout ce qu’un lycéen a besoin ? Privilégient-elles le look au fait d’avoir tout ce qui est nécessaire pour étudier comme il se doit ? Préfèrent elles avoir un beau sac au fait d’avoir son manuel pour faire les exercices de maths imposés ? Ou alors possèdent-elles des sacs à la Mary Poppins sans fond ? Auquel cas il faut me donner l’adresse : NEEEEED.

Je trouve que c’est bien qu’elles fassent attention à elle, qu’elles soient pimpantes tout ça mais n’y a-t-il pas un temps pour tout ? Ne sont-elles pas là plus pour travailler, décrocher leurs diplômes que pour ressembler à des gravures de mode ?

Je ne me veux aucunement jugeante avec mes questions, je ne connais pas les tenants et les aboutissants d’une telle façon de faire mais je ne peux pas m’empêcher de m’interroger. Est-ce si as been d’avoir un sac à dos quand on doit aller au lycée ? L’adolescence est déjà une période tellement difficile, n’est-ce pas encore plus difficile de s’imposer une telle rigueur en matière de mode et surtout, cette rigueur est-elle appliquée pour le travail au lycée ?

En me relisant j’ai l’impression de faire mère fouettard et je plains mes futurs enfants mais j’avoue que ça m’intrigue. Je vois la rigueur de la vie universitaire, le travail qui nous est demandé, les papiers qu’il nous faut lire et ramener d’un cours à un autre et je m’inquiète pour leur avenir. Je ne cache pas que parfois, le matin, je pars en ayant un peu « honte » de mon look car totalement basique, mais d’un autre côté je me dis qu’en me couchant à 23h pour avoir lu des textes de jurisprudence et en me levant à 6h pour prendre le TER, mon look pourra bien attendre un peu…
Donc je ne sais pas, suis-je complètement décalée de la jeune génération actuelle? Est-ce cela qu’on appelle vieillir qui nous fait voir la vie différemment, analyser les choses différemment? En tous les cas je trouve ça dommage qu’on ne puisse plus faire la différence entre les petites filles et les collégiennes, les collégiennes et les lycéennes, les lycéennes et les étudiantes. Je pourrais partir dans la foulée vers un article sur la mode chez les petites filles tellement j’aurai des choses à dire sur ça aussi.

Article pleins de questions pour lesquelles je n’ai pas encore de réponses. Bien sur, je ne veux heurter personne par mes questionnements et je ne fais pas d’un cas une généralité mais si quelqu’un a des réponses :) En tous les cas, bon courage à tous les lycéens!

Juste parce que je suis trop heureuse : j’ai ma VICE PALETTE!!!!!!